Le 12ème chasseurs s'est déplacé en nombre pour ce bicentenaire, puisque six chasseurs étaient présent dont cinq montés. L'ensemble des groupes de cavalerie français étaient aussi présent ( X ème escadron et 4ème hussard ), nous avons formé brigade avec nos camarades du 4ème hussards, à l'image de l'infanterie qui se regroupent pour former "bataillon" et d'avoir par conséquent plus d'impact visuel et tactique.
Reprise des hostilitées:
L'Autriche, profitant du bourbier espagnol et poussée par l'Angleterre, décide de reprendre la lutte contre Napoléon. Début avril 1809, l'armée autrichienne envahit la Bavière et pénètre dans le grand-duché de Varsovie.
À la tête d'une armée de 200 000 hommes, Napoléon part à la rencontre de l'armée autrichienne commandée par l'archiduc Charles, frère de l'empereur François II d'Autriche.
22 Avril 1809, l'Empereur se mit en marche, avec les divisions Morand et Gudin, commandées par le maréchal Lannes, le corps de Masséna, les divisions de cuirassiers Nansouty et Saint-Sulpice, une brigade de chasseurs et la division wurtembergeoise. Le reste de l'armée avait été envoyé, sous les ordres du maréchal Bessières à la poursuite des 5e et 6e corps autrichiens, dans leur retraite sur l'Inn. A deux heures après midi, Napoléon arriva vis-à-vis d'Eckmuhl où les quatre corps de l'armée autrichienne, formant 110,000 hommes, étaient en position sous le commandement de l'archiduc Charles.
Le général Kollowrath avait pris position près de la chaussée d'Abbach, au village d'isling le prince de Lichtenstein était, avec l'Archiduc, en avant d'Eglowsheim le général Hohenzollern entre Eglowsheim et Eckmuhl dont le château était occupé; le prince de Rosemberg était à Unter-Leuchling.
Le canon qui se fit entendre sur la route de Landshut apprit à l'Archiduc qu'il allait avoir à combattre, sur son flanc gauche, l'armée commandée par Napoléon lui-même. Dès que ces nouvelles colonnes furent arrivées sur le champ de bataille, l'attaque commença. Le maréchal Davout, débouchant de Schierling par sa droite, attaqua les hauteurs d'Ober et d'Unter-Leuchling; le 28e d'infanterie légère, de la division Saint-Hilaire, en chassa les Autrichiens.
Napoléon faisait attaquer vigoureusement Eckmuhl, le maréchal Lannes reçut l'ordre de passer la Laber avec les divisions Morand et Gudin, et de déborder l'aile gauche de l'ennemi. Toute la cavalerie, composée de 16 régiments appuya ce mouvement, et toute l'infanterie wurtembergeoise se porta directement sur Eckmuhl.
Une batterie de 16 pièces fut tournée par la cavalerie bavaroise; le village d'Eckmuhl et son château furent emportés à la baïonnette par les Wurtembergeois, ayant à leur tête le général Vandamme. Pressés sur leur centre, et au moment d'être débordés sur leurs deux ailes, les autrichiens, battirent en retraite sur la droite vers le reste de leur armée; mais la cavalerie française se mit à leur poursuite.
La nuit approchait, il était sept heures du soir. Les généraux Saint-Sulpice et Nansouty firent former leurs divisions en masse, et débouchèrent dans la plaine, entre Hagerstadt et Eglowsheim, des deux côtés de la chaussée. Ce mouvement fut imité par les dragons bavarois et la cavalerie légère qui s'étendirent jusqu'à la chaussée de Ratisbonne à Straubing.
Les autrichiens n'avaient alors à opposer à cette cavalerie formidable que deux régiments de cuirassiers placés en avant d'Eglowsheim, et quelques débris de régiments de hussards qui étaient venus s'y rallier. Aussi cette faible troupe fut bientôt mise en pleine déroute, ils prirent la fuite, renversant sur leur passage plusieurs bataillons de leur propre infanterie.
Heureusement pour l'ennemi, le prince de Lichtenstein revint avec sa cavalerie pour prendre une position en arrière, et tomba sur le flanc des cuirassiers français dont la poursuite fut ainsi arrêtée.
La nuit mit fin au combat. Pendant la nuit l'armée autrichienne se reforma. L'Archiduc, pour couvrir sa retraite et le pont de Ratisbonne, ordonna au générai Kollowrath d'abandonner Abbach, et de revenir se porter sous Ratisbonne, entre cette ville et le village d'Isling.
Le 2e corps de réserve et les débris des 3e et 4e furent réunis entre Schuemassing et Gobelkofeo. Les autrichiens eurent dans cette affaire 5 000 hommes tués ou blessés.
La plus grande partie de leur artillerie, quinze drapeaux et 20 000 prisonniers tombèrent au pouvoir des français qui ne perdirent que 2 000 hommes tués ou blessés. L'armée eut à regretter le général de division Cervoni, chef d'état major du maréchal Lannes, qui fut emporté par un boulet. Le général Clément de La Roncière, commandant une brigade de cuirassiers, eut un bras emporté. L'armée française bivouaqua dans la plaine, en avant d'Eglowsheim; la cavalerie légère s'étendait jusqu'au Danube
sources : France militaire : histoire des armées françaises de terre et de mer Site internet : L'Empire... par ses Monuments Le plan de la bataille en flash : http://www.maproom.org/00/13/present.php?m=0055
http://bataillesdefrance.free.fr/periode_5/eckmuhl.html
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